La Guadeloupe
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La Guadeloupe




La Guadeloupe

Région et département français, ce petit archipel des Antilles situé en mer des Caraïbes se compose de sept îles mais depuis le 15 juillet 2007, deux d’entre elles, Saint Barthélemy et Saint Martin , sont devenues autonomes et ont pris le statut de collectivité d’outre-mer (COM). La Guadeloupe aka Gwada.

Basse-Terre et Grande-Terre, séparées par un bras de mer et une immense mangrove, constituent ce fameux relief dont la vue aérienne ressemble à un papillon posé sur la mer.

La Désirade, les Saintes, Marie-Galante, complètent les îles de la Guadeloupe dont l’histoire moderne commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb accoste à Sainte-Marie de Capesterre lors de son deuxième voyage. Découvrant avec effroi des mœurs anthropophages, les premiers explorateurs espagnols, n’attaqueront pas les Indiens Caraïbes présents sur l’île depuis le VIIIe siècle.

Un peu d’histoire

Carte Guadeloupe 1780

Il faudra attendre un peu plus d’un siècle, en 1635 pour que Liénard de L’Olive et Jean Duplessis d’Ossonville, mandatés par la Compagnie des Iles d’Amérique (organisation marchande créée sous l’impulsion de Richelieu), prennent possession de la Guadeloupe et exterminent les Indiens Caraïbes dont la dernière communauté vit encore sur l’île de la Dominique. Ce n’est qu’en 1674, par un Édit Royal que la Guadeloupe passe sous l’autorité directe de la couronne du roi de France.

Très convoitée par les Anglais qui l’occupèrent durant plusieurs périodes, la Guadeloupe fut définitivement restituée à la France par le traité de Vienne de 1816.

C’est en 1848, sous la Deuxième République, que l’esclavage est aboli et le 19 mars 1946, la Guadeloupe devient un département d’outre-mer. Terre de tradition rurale, l’agriculture (cannes à sucre, bananes, melons) autrefois moteur économique de l’île, ne survit que grâce aux subventions de l’État et des collectivités locales. Le tourisme est le seul secteur économique à conserver un certain dynamisme. Son climat de type tropical maritime est marqué par deux saisons aux transitions plus ou moins marquées. La température moyenne de l’air est de 27 °.

Basse-Terre

Basse Terre Guadeloupe

Île au relief volcanique de 846 km², Basse-Terre est couronnée par le fameux volcan de la Soufrière qui culmine à 1467 m.

Recouverte d’une magnifique forêt tropicale, son relief montagneux plongeant vers la mer offre aux visiteurs des sites naturels d’une exceptionnelle beauté où se déploie une flore exubérante parmi rivières et cascades aux eaux fraîches et tourbillonnantes.
Abritant le Parc National de la Guadeloupe, classé par l’Unesco au réseau mondial des réserves de la Biosphère, Basse-Terre est le paradis des passionnés de la nature.

La côte sous le vent abritée des alizés, est un littoral rocheux entrecoupé de criques de sable noir et de vallées ouvertes sur les eaux claires et calmes de la mer des caraïbes. En revanche, la côte au vent, agitée par la houle venant de l’Atlantique, offre un climat plus humide et des paysages plus verts.

C’est sur les côtes atlantique et caraïbe le long du littoral que sont réparties les 16 communes de Basse-terre autour desquelles se cultivent bananes et cannes à sucre.

Grande-Terre

Gozier Grande Terre

Relief essentiellement calcaire d’une superficie de 583 km², le centre de Grande-Terre, contrairement à celui de Basse-Terre, est occupé par une vaste plaine.

Bénéficiant d’un climat plus sec que sa voisine, c’est sur Grande-terre que se concentrent les zones touristiques notamment dans le Sud entre le Gosier et Saint-François où dominent les plages de sable blanc et sur la côte Est au littoral rocheux et aux plages abritées par des récifs coralliens. Contrastant avec le climat sec de la région, s’étend à l’ouest de l’île, une forêt maritime marécageuse qui recouvre l’essentiel du littoral entre la Baie Mahaut et Port-Louis.

Domaine d’anciens moulins à vent où se développent des exploitations de cannes à sucre c’est dans la commune du Moule que l’on appréciera l’importance de cette activité agricole.

Pointe-à-Pitre

pointe à Pitre

Les rives de l’actuelle Pointe-à-Pitre riches en poissons, oiseaux et crustacés, ont très tôt attiré les Amérindiens dont la présence a été confirmée sur l’îlet à Cochons, petit îlot au large du port de Pointe-à-Pitre où tessons de céramique, coquillages et vestiges alimentaires, témoignent de l’exploitation du milieu marin par les hommes.

Plus tardivement occupée par les premiers colons que Basse-terre, Grande-Terre et notamment la paroisse des Abymes et du Gosier ne furent mise en valeur qu’à la fin du XVIIe siècle pour prendre leur essor avec la construction du Fort Louis.

C’est en 1763 à la suite de l’assainissement des marais que naît officiellement la ville de Pointe-à-Pitre notamment par la création de deux administrations, le tribunal d’Amirauté et la Sénéchaussée suivie par la construction d’une église, d’un hôpital militaire et d’une caserne.

Au cours du XIXe siècle, la ville poursuit son essor et achève son plan d’urbanisme avec en particulier l’aménagement des places, la construction de nouveaux équipements publics et religieux.

Malgré le tremblement de terre du 8 février 1843 et l’incendie de 1871, la ville continua ses travaux d’urbanisme ( Halle, église Saint-Pierre et Saint-Paul, musée Saint-John Perse, musée L’Herminier) et se dote d’un hôtel de ville et ouvre, quelques années plus tard, le musée Schoelcher.

La création contemporaine est surtout marquée par l’introduction du béton armé après les ravages du cyclone de 1928. De nos jours, ce passage à la modernité est considéré comme une réussite et tous ces grands immeubles en béton s’inscrivent parfaitement dans le tissu urbain à côté de l’habitat traditionnel.

La Désirade

La Désirade Guadeloupe

Baptisée « Desirada » par les marins de Christophe Colomb impatients de retrouver la terre ferme, cette petite île de 11km de long sur 2km de large est accessible par la mer au départ de Saint-François ou par les airs au départ de l’aéroport national pôle Caraïbes.

C’est à pied à vélo ou en scooter que vous découvrirez cette île aux falaises escarpées au nord et aux côtes sud bordées de plages de sable blanc protégées par de longues barrières de corail.

Dépendant de la Guadeloupe depuis 1648, repaire épisodique de corsaires, l’île accueillit à la suite d’une épidémie de lèpre au 18e siècle, une léproserie fermée depuis 1952.

Sol aride battu par les vents et peu propice aux cultures, la végétation y est néanmoins étonnamment variée comme l’est celle des îles sauvages de la Petite-Terre rattachées administrativement à la Désirade et situées à quelques encablures.

Animal emblématique, l’Iguane peuple cet archipel mais aussi des espèces rares comme le bicloitin, la petite sterne, l’huîtrier d’Amérique. Sur les îlets de Petite-Terre où la fréquentation est réglementée, tortues vertes et tortues caret viennent y pondre leurs œufs.

L’accueil bienveillant des habitants vivant essentiellement de la pêche vous permettra de mieux apprécier l’atmosphère paisible et l’authenticité des lieux.

À visiter à la Désirade

  • Le bourg de Grande-Anse et son cimetière marin à Beauséjour
  • Les plages de Grande-Anse, du Souffleur et de Baie-Mahault
  • Les îlets de Petite Terre situés à 12km et classés réserve naturelle
  • Les ruines de la léproserie (1725 – 1952)
  • Le phare de la pointe Double.

Marie-Galante

Marie galante

Communément appelée la « grande galette » à cause de sa forme circulaire, cette île d’une superficie de 158 km² possède un relief peu élevé qui culmine à 204 m.

Située à 30 km de la Guadeloupe, vous rejoindrez l’île par mer en 45 minutes au départ de Pointe-à-Pitre ou de Saint-François ou en 20 minutes par les airs au départ de Pointe-à-Pitre.

À l’arrivée vous tomberez sous le charme de ses douze plages de sable blanc et de ses lagons déclinant toute une gamme de bleus dans une végétation verte et luxuriante où de nombreuses espèces se disputent l’accès à la lumière.

Découverte par Christophe Colomb en 1493, ce n’est que deux siècles plus tard, en 1648 que débarquent les premiers colons français. L’économie sucrière qu’ils y développèrent se repère encore de nos jours par plus de cent moulins à vents répartis sur l’île.

L’industrie du rhum et de la canne à sucre encore présente laisse peu à peu la place au développement touristique favorisé par l’exceptionnelle beauté de ce lieu enchanteur.

Les Saintes

Les Saintes guadeloupe

Composé de neuf petites îles, dont deux seulement sont habitées, Terre de bas et Terre de Haut, l’archipel des Saintes fut ainsi nommé par Christophe Colomb qui le découvrit le jour de la Toussaint.

Situées à 14 km au sud de la Guadeloupe, Terre de Haut, d’une superficie de 5,2 km² concentre une population qui vit principalement de la pêche et du tourisme tandis que Terre-de-Bas, île sauvage à la terre fertile, a su préserver sa vocation agricole.

Par avion, 15 minutes vous suffiront pour rejoindre l’archipel au départ de Pointe-à-Pitre. Par bateau il vous faudra compter 1 h de traversée au départ de Pointe-à-Pitre, 30 minutes au départ de Basse-terre et 20 minutes au départ de Trois Rivières.

Lieu de mouillage très prisé, bénéficiant dune situation privilégiée, les Saintes furent le théâtre des guerres entre Français et Anglais notamment en 1666 et en 1782. Elles deviennent définitivement françaises en 1816.

Le charme opère dès votre arrivée à Terre de Haut dont le bourg est constitué de maisons blanches aux toits rouges, bordées de haies fleuries. L’incontournable Fort Napoléon, dernier vestige du passé guerrier de l’île, offre une vue panoramique exceptionnelle sur la Basse Terre, Marie-Galante et la Dominique.

Parfaitement dotées en équipements publics et en professions de la santé, les Saintes offrent un dépaysement qui fait bon ménage avec le sentiment de sécurité.

Formalités séjour Guadeloupe

La carte d’identité suffit pour les ressortissants français et les ressortissants de l’Union Européenne. Le passeport est nécessaire pour les Suisses, les Canadiens et les Américains. Pour les autres, il faut aussi un visa.

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