Histoire de la Martinique
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Histoire de la Martinique




Histoire de la Martinique

La joie de vivre des Martiniquais, qui évolue dans de sublimes paysages, ne laisse pas transparaître le lourd passé dont ils sont les héritiers. Car la sublime Martinique fut malheureusement pendant des siècles le théâtre de l’esclavagisme, notamment en raison de sa prolifique culture de canne à sucre. Pourtant, les locaux ne se départissent jamais de leur radieux sourire, et vous serez accueilli(e) chaleureusement lors d’un voyage à la Martinique, mariage réussi entre traditions ancestrales et influences métropolitaines.

Les indiens, premiers habitants de l’île

Vous le savez peut-être, mais ce sont bel et bien des tribus indiennes nomades qui furent les premières à coloniser la Martinique, bien loin des colons européens ! La découverte d’objets datant du Néolithique, dès les premiers millénaires avant J-C (la datation s’avérant un peu aléatoire), atteste d’ailleurs de cette présence. Mais c’est surtout avec les Arawaks, d’origines vénézuélienne, que l’île se peupla durablement, puisque leur descendance, les Taïnos, s’installèrent définitivement quelques siècles après. Malheureusement, ils furent décimés à partir du neuvième siècle par les belliqueux Kalinas, originaires également d’Amérique du Sud, qui n’hésitaient pas à déguster leurs ennemis.

Quand Christophe Colomb découvre la Martinique...

Après s’être débarrassé des occupants superflus, le peuple Kalinas (ou Caraïbes) vécut relativement paisiblement... jusqu’à l’arrivée du célèbre explorateur-navigateur originaire d’Italie. Il se contente alors de poser un pied sur l’île, fait la connaissance de la population locale, baptise la Martinique, puis embarque aussi rapidement qu’il a débarqué avec tout son équipage. Quelques navires se contenteront alors de faire escale épisodiquement pour se ravitailler et effectuer quelques échanges, pendant plusieurs siècles... jusqu’à ce qu’un naufrage français, vers 1618, sonne le glas du quotidien libre des Kalinas.

La colonisation : la fin d’une belle liberté

Quelques années après débarque une centaine d’hommes expérimentés, sans grande incidence. Mais à la mort de l’administrateur, son héritier rapatrie un grand nombre de colons en Martinique, afin de cultiver intensivement le tabac ainsi que le coton sur l’île. La révolte ne tarde pas à gronder, les colons refusant de se faire exploiter par la Compagnie des îles d’Amérique. Celle-ci revend alors la Martinique au successeur, qui introduit, grâce aux Hollandais, la canne à sucre. Cette culture particulièrement lucrative va ainsi engendrer une succession de massacres et d’expulsions, mais aussi une extension agricole (et donc de population) à travers toute l’île.

La révolution : un projet ambitieux qui n’aboutira pas en Martinique

Même si l’abolition de l’esclavage a été proclamée en 1793, l’esclavagisme est conservé, notamment en raison de l’invasion de l’île par les Britanniques, qui maintiennent ce système colonial rémunérateur. Ce n’est ainsi qu’en 1843 qu’il prendra fin, suite aux actions simultanées du sous-secrétaire d’état et des esclaves révoltés. Dès lors, de nombreuses ethnies décideront de partir en Martinique pour s’y installer. Depuis, de multiples mariages mixtes voient le jour, sans réelles tensions inter-ethniques. Mais ce n’est seulement qu’en 1996 que la Martinique arrive à obtenir, sous l’égide de l’ancien président Chirac, son égalité sociale avec l’hexagone !

Carte d’identité de la Martinique

Statut : Région d’Outre Mer et département d’Outre Mer, la Martinique est française depuis 1635.

Capitale : Fort de France.

Superficie : 1 124 km2.

Population : 396 000 habitants.

Monnaie : Euro.

Climat : tropical avec une saison humide de mai à novembre et une saison sèche de février à avril. La température moyenne annuelle est de 26° C

Langue officielle : Français et Créole (même si la langue officielle est le français).

Durée de vol : Entre 8 et 9 heures de vol.

Décalage horaire : - 5 heures en hiver et – 6 heures en été par rapport à la France métropolitaine.

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