Voyage au Brésil
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Voyage au Brésil




Voyage au Brésil

C’est sous forme de carnet de route que je vais rédiger cet article sur le Brésil. Je me suis rendu dans le pays du football, du Christ rédempteur, de la capoeira et des bikinis ... au cours de l’automne 2015, pour un merveilleux voyage que je ne manquerai pas de refaire à l’occasion. mais comme les occasions de s’envoler pour le bout du monde ne sont pas si fréquente, replongeons nous dans ce voyage qui nous a emmené de la Paz au Brésil.

Les chutes d’Iguazu

Iguazu

48 heures de voyage depuis La Paz (44 heures dans le bus et 9 heures de contrôles anti-drogue !), 2 jours de repos dans la paisible mais charmante ville d’Asuncion, capitale du Paraguay, et nous voilà arrivés au pays de la samba, du football et des demoiselles bronzées au joli popotin arrondi : le Brésil !

Première étape : les fameuses chutes d’Iguazu ! Situées au coeur du parc éponyme, près de la triple frontière entre le Paraguay, l’Argentine et le Brésil, les 275 cascades forment un front de 3 kilomètres et déversent de manière continue, dans un fracas assourdissant, une quantité d’eau phénoménale.

En point d’orgue, la Garganta del Diablo, un monstre de 700 m de long, 150 de large et 82 de haut !

Nous consacrons 48h à notre visite : 1 journée pour le côté Brésilien (depuis Foz de Iguazu) qui permet d’avoir une vue générale, et 1 autre journée pour le côté Argentin (depuis Puerto Iguazu) pour approcher les chutes au plus près. Si le site est est évidemment bondé de touristes, il n’en est pas moins très agréable (surtout côté Argentin où les possibilités de balades sont multiples) et l’on comprend aisément pourquoi il figure au patrimoine mondial de l’Unesco.

Et ce 7 octobre 2015 de marquer une date historique de mon voyage : après 3 mois, 8 pays, 5 tentatives de séparation, quelques engueulades mais surtout énormément de bons moments, Clau & moi mettons officiellement un terme à notre doublette de voyage ! Ma travel mate anglaise s’en va explorer les terres d’Argentine, tandis que je poursuis ma route au Brésil.

Rio de Janeiro

Rio de Janeiro

Qui dit Brésil, dit … Rio de Janeiro ! Un nom magique, synonyme dans l’imaginaire collectif de soleil, de fête, de plage et … De demoiselles bronzées au joli popotin arrondi (considérez cette répétition volontaire comme une figure de style).

Bon Rio, c’est aussi synonyme de “coupe-gorge”. Et même si j’ai appris avec le temps à relativiser l’insécurité supposée des grandes villes latinos (qui semblent moins dangereuses que Marseille à vrai dire), j’ai cette fois en tête beaucoup plus qu’un ouï-dire : Marion, ma charmante hôtesse de Panama City, s’y était fait poignarder il y a quelques années.

Quand j’atterris dans la “Cité Merveilleuse” (l’avion étant moins cher et moins long que le bus, je n’ai pas hésité longtemps), dernière étape de ma tournée sud-américaine, j’ai donc ré-enclenché le mode “restons sur nos gardes”.

Pour me familiariser doucement avec ce nouveau contexte, je pose mes valises pour 2 jours dans un quartier réputé tranquille (voire bourgeois) de la ville, Leblon, et me contente de déambuler paisiblement sur les plages d’Ipanema ou de Copacabana. Il fait chaud (voire très chaud) ce qui n’empêche pas les Cariocas de confirmer leur réputation de mordus de sport ! Ça court, ça vélotte et ça roller-blade dans tous les sens ! Moi, j’ai rechaussé mes tongs pour la 1ère fois depuis un an (si mon kiné lit ça, il va me tuer) et ça me suffit !

Copacabana

Copacabana

Jeudi, maîtrisant déjà parfaitement le Portugais – obrigado, todo bem – je me sens d’attaque pour déménager et je rejoins Nada (une amie française rencontrée en Colombie) dans un quartier plus vivant et plus festif : Lapa. L’hôtel qui nous accueille donne d’emblée le ton : les caipirinhas, préparées par un serveur Argentin, développeur de logiciels dans le civil (ça donnerait des idées …) sont surchargées et valent la modique somme de 1 euro. Autant dire que malgré un petit passage à vide côté santé (du aux effets combinés des “bed bugs” – punaises de lit – et d’un satané virus), je ne dors pas trop mal.

Je profite des jours suivants pour explorer véritablement le “Fleuve de Janvier” (traduction littérale de Rio de Janeiro, un nom du aux 1ers explorateurs portugais qui débarquèrent un jour de janvier 1502 et confondirent la baie de Gunabara avec l’embouchure d’un fleuve). Dans le désordre,

- Le quartier pittoresque de Santa Theresa et ses maisons coloniales

- Le quartier de Lapa et son street art

- Le centre et ses buildings surplombant le Théâtre national

- Et bien entendu le Corcovado, son Christ de 30 m de haut, perché à 700 mètres au dessus de la mer, pour la plus belle vue de Rio et de son célèbre Pain de Sucre.

Bien entendu, je me délecte avant tout de l’ambiance d’une ville fascinante à l’énergie incroyable et dont le métissage séduit instantanément…

le Maracana, le temple du football

Maracana

Pour ma dernière soirée, je profite du derby Botafogo – Flamengo (2 des 4 clubs de football de la ville) pour mettre les pieds dans le stade le plus mythique du monde : le Maracana !

Il n’est qu’à moitié plein (environ 30000 personnes), mais l’ambiance est tout simplement surréaliste ! Ça chante, ça danse, ça crie, ça vibre, je n’ai jamais vu ça ! Et malgré la défaite de Flamengo (“mon” club), les supporteurs continuent de faire un bruit de tous les diables après le coup de sifflet final. Une expérience unique même pour les non aficionados du ballon rond.

Ma petite Amérique du Sud adorée, il est l’heure et je dois te dire au revoir. J’ai le coeur gros et les larmes ne sont pas loin, à quelques heures de te quitter et de m’envoler pour ta grande soeur l’Afrique. Tant de souvenirs se bousculent dans ma tête, tant de rencontres incroyables me reviennent … Comment vais je faire sans toi qui m’a tant fait grandir ? Comment vais je faire sans tes habitants accueillants, sans tes langues chantantes, tes musiques envoûtantes, sans tes paysages uniques ? Même tes bus vont me manquer c’est dire …

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