Chiraz, la perle de la Perse éternelle
Accueil du site > Moyen-Orient > Chiraz, la perle de la Perse éternelle

Chiraz, la perle de la Perse éternelle




Chiraz, la perle de la Perse éternelle

Pour tous les iraniens c’est la ville des roses, des rossignols et de l’amour, et, plus que tout, celle des poètes persans. De jardins en mosquées, Chiraz dégage un charme indéniable. Voyage au cœur de la Perse éternelle.

À la latitude du Caire, mais à 1 700 m d’altitude, en plein désert, une oasis de verdure s’allonge dans la vallée. Sur fond de montagne, des coupoles dorées émergeant au-dessus d’une couronne de cyprès et de pins composent un magnifique panorama : voici, au débouché d’une gorge rocheuse, Chiraz, la ville dont le seul nom fait craquer le cœur des Iraniens. La ville éternelle des roses, des rossignols et de l’amour ! Berceau des deux plus glorieuses dynasties du pays, les Achéménides et les Sassanides, la ville devint la capitale du pays sous Karim Khân (1750) puis demeura jusqu’au XXe siècle, une étape caravanière vers le golfe Persique. Lorsque le rail et la route remplacèrent les chameaux, on l’oublia et elle devint une ville universitaire : elle compte aujourd’hui plus de 15 000 étudiants qui se dispersent joyeusement dans les rues dès la fin des cours !

La rose et le rossignol

C’est au bord de la rivière, au creux de jardins riants, que se trouvent les deux monuments les plus importants de la ville : les mausolées des plus grands poètes du pays, Saadi et Hafez, dont tous les Iraniens connaissent les vers par cœur, sept siècles après leur mort ! Au nord-est de la ville, le tombeau de Saadi est décoré de faïence émaillée et coiffé d’un dôme bleu. Les Iraniens lui rendent volontiers hommage et rares sont ceux qui ne connaissent pas une ou deux maximes tirées d’un de ses poèmes mystiques pour chaque circonstance de la vie. Plus près du centre ville, le mausolée de Hafez a la forme d’un petit pavillon ouvert sur les côtés, surmonté d’une coupole dont l’ombre généreuse est bien utile sous le soleil ardent. Les Iraniens de tous âges lui rendent un véritable culte et tout au long de l’année, viennent y prier lui témoignant le respect dû à un saint ou, simplement, réciter ses vers en versant quelques larmes. Le jardin du mausolée est un paradis pour les amoureux qui se tiennent par la main dans ses allées fleuries : ici, la police leur fiche la paix !

La rose et le rossignol s’épanouissent aussi sur les murs des palais. Les belles mosquées où vont prier les musulmans chi’ites s’ornent de façades brodées de fleurs de faïence : motifs floraux en arabesques roses et vertes décorent les murs de Masdjed-e Vakil, la Mosquée du Régent, lui donnant un aspect enchanteur. Ceux du mausolée de Shâh Cherâgh sont beige et turquoise. Cet édifice au minaret surmonté d’une coupole dorée en forme de bulbe étroit, est l’un des plus vénérés du pays et un véritable sanctuaire du Chi’isme. Dans la cour, on aperçoit de furtives silhouettes féminines enveloppées du tchador noir, obligatoire dans ces lieux sacrés.

Au centre ville, il reste près des imposantes murailles de la citadelle de Karim Khan, édifiée vers le milieu du XVIIIe siècle, un petit pavillon aujourd’hui transformé en musée, dont les murs se parent de scènes de chasse. Et si les célèbres jardins qui firent autrefois la renommée de Chiraz n’existent plus, la ville compte encore quelques parcs publics. Il fait bon se rafraîchir sous les superbes cyprès du Bâgh-e Eram, où des canaux bordés de fleurs sillonnent le jardin. Les animaux en faïence incrustés sur la façade blanche d’un palais qâdjar se mirent dans les eaux tranquilles. La poésie est partout, le charme opère. Difficile de n’être pas conquis !

Les tombeaux des Rois

Le « Grand roi » Darius Ier avait choisi de faire creuser son tombeau dans une falaise, à 4 km de Persépolis, au bout d’une vallée battue par les vents. Le site de Naqsh- Rostam renferme aussi les tombes de trois de ses successeurs (Darius II, Xerxès Ier et Atarxerxes Ier). Des bas-reliefs sont gravés dans le roc au pied des tombeaux et la tombe de Darius Ier porte l’inscription suivante : « Je suis Darius, le Grand Roi, Roi des Rois… Je suis Roi par la grâce d’Ahurâ-Mazdâ… ».

Persépolis : hommage au Roi des Rois

Au milieu de la plaine désertique du Fars, Persépolis est le site le plus impressionnant d’Iran. C’est ici qu’en 518 av J-C., Darius Ier « Roi des Rois » a fait construire sa nouvelle capitale, voisine de Parsagadès, la capitale de son ancêtre Cyrus le Grand. La ville immense pouvait recevoir les dix mille invités que Darius Ier conviait aux cérémonies du Nouvel an. Des vestiges miraculeusement épargnés sont disséminés sur une vaste esplanade de 15 000 m2 où des bas-reliefs représentent la procession des nations venues rendre hommage au « Roi des Rois » : les Mèdes en longue file, suivis des Elamites accompagnés de leurs lions, des Ethiopiens portant une défense d’éléphant, etc.

Informations pratiques

Vous trouverez ci-après toutes les informations pratiques qui vous permettront de préparer votre voyage en Iran.

Comment aller en Iran ?

- Air France assure 4 vols par semaine pour Téhéran au départ de Paris CDG.
- Iran Air relie les villes principales du pays, notamment Téhéran, Chiraz et Ispahan.
- Ces liaisons intérieures sont très pratiques.

Les voyagistes

Kuoni
0820 05 15 15
www.kuoni.fr


Intermèdes
01 45 61 90 90
www.intermedes.com
Clio
0826 10 10 82
www.clio.fr
Ikhar
01 43 06 73 13
www.ikhar.com
Voyageurs du Monde
0892 235 656
www.vdm.com

Formalités

Passeport valable six mois après le retour et sans cachet israélien. Le visa (60 €) valable 15 jours, est à demander au moins 10 jours ouvrés avant le départ. Les formalités sont compliquées et mieux vaut se renseigner auprès de l’Ambassade de la République Islamique d’Iran, tél. : 01 40 70 01 57/01 47 23 89 48 (www.amb-iran.fr.) pour savoir où et quand déposer sa demande de visa auprès des services consulaires puis consulter aussi le site du ministère des Affaires étrangères avant de partir : www.diplomatie.gouv.fr/conse...

Décalage horaire

+ 3h30 en été. Lorsqu’il est midi à Paris, il est 15h30 à Téhéran.

Saison idéale

De grands écarts de température caractérisent le climat de l’Iran entre le nord et le sud, et d’une saison à l’autre. Le printemps (à partir de mi-avril) et l’automne (jusqu’à fin octobre) sont les saisons idéales pour bénéficier de températures agréables. L’été est chaud et sec.

À ne pas rater

Au cœur de Chiraz, l’ancien quartier royal de Karim Khan avec sa mosquée, son bazar et son hammam. Ce dernier, orné de ravissantes fresques a été aujourd’hui réaménagé en restaurant traditionnel où l’on peut goûter les spécialités iraniennes. L’occasion de rencontrer aussi les habitués qui se prélassent sur des lits bas en bois, le temps de siroter un thé sucré ou de fumer un narghilé. Les Iraniens ne manquent jamais de s’intéresser aux visiteurs étrangers et de les inviter à leur table pour de longues et plaisantes conversations.

Le Bazar du Vakil, mine inépuisable de tentations : les tapis, bien sûr et les kilims ornés de motifs géométriques, les « guiveh », sortes de babouches en peau et toile, des couvertures équestres richement décorées, des calicots peints, du verre soufflé, de la céramique, des bijoux en or et argent. Marchandage de rigueur dans une ambiance décontractée et courtoise.

Se restaurer

Raffinée et très parfumée, la cuisine iranienne utilise les herbes (estragon, menthe, persil, aneth, coriandre…) et mêle légumes, jus de grenade, noix, citron vert, cannelle et safran aux viandes, ce qui donne une délicieuse saveur aigre-douce.
Un riz savoureux accompagne souvent les viandes (ragoûts ou brochettes de poulet, de canard ou d’agneau). À goûter, les dolmeh (farcis) aux aubergines ou aux pommes, l’âsh-e jo (la soupe à l’orge), le nân (pain) que l’on mange encore tiède, le sharbat ou le dug, des boissons à base de yaourt, le gaz, un nougat à l’eau de rose et aux pistaches. Le thé (châï) est servi dans de petits verres et la bière islamique est sans alcool.

À lire

Les guides de voyage :
- Iran, Editions Olizane
- Iran Lonely Planet
- Iran, Petit Futé

- L’usage du monde, de Nicolas Bouvier, cet écrivain voyageur qui a si bien saisi les subtilités de l’âme perse.
- Le jardin de Roses, de Saadi
- Persépolis, la BD de Marjane Satrapi.

Usages vestimentaires

Les femmes, y compris étrangères, doivent se couvrir la tête (foulard, tchador) et porter des vêtements longs, amples et discrets. Les hommes doivent porter des pantalons longs. Proscrire les shorts, chemises et tee-shirts sans manches, bras et jambes doivent être couverts.

N’oubliez pas que…

L’alcool est interdit. Les contrôles de police sont très stricts dans les aéroports.
Seuls les couples mariés peuvent partager une chambre d’hôtel. Cette obligation peut s’appliquer aux étrangers.
Les Iraniens de la rue sont très accueillants avec les étrangers pour peu que l’on respecte leurs usages.
Le vendredi, jour de prière, tous les magasins sont fermés.

Monnaie

La monnaie officielle est le rial.
1 euro vaut environ 12 800 rials
Les cartes bancaires et les travellers chèques ne sont utilisables que dans les grandes villes.

Recommandez cet article à vos proches




sejour.org