Les Etats-Unis : les meilleurs circuits moto et formalités

mercredi 9 septembre 2026 , mis a jour le mercredi 9 septembre 2026

Les Etats-Unis : les meilleurs circuits moto et formalités

Il y a des pays que l’on visite, et d’autres qui semblent avoir été dessinés pour prendre la route. Pour un motard, les États-Unis appartiennent clairement à la seconde catégorie. Des longues lignes droites de l’Arizona aux lacets des Rocheuses, des routes côtières de Californie aux petites villes de la Route 66, le pays offre une variété de paysages difficile à retrouver ailleurs.

Un voyage moto aux USA ne s’improvise pas totalement : formalités d’entrée, permis, assurance, circuits et choix de la saison : voici ce qu’il faut savoir avant de partir

Quels sont les meilleurs circuits moto aux États-Unis ?

La Route 66 : le grand classique

Difficile de parler de voyage moto aux USA sans commencer par la plus célèbre de toutes. Chicago, Saint-Louis, Tulsa, Oklahoma City, Amarillo, Santa Fe, Flagstaff, Los Angeles… La Route 66 traverse huit États et environ 2 400 miles, soit près de 3 900 kilomètres.

Créée en 1926, elle fête justement son centenaire en 2026. Des célébrations sont organisées tout au long de l’année aux États-Unis.

La Route 66 n’est pourtant pas forcément la route la plus spectaculaire du pays à chaque kilomètre. Son intérêt est ailleurs : elle permet de traverser une partie de l’Amérique rurale, de découvrir des stations-service historiques, de vieux motels, des néons, des diners et des petites villes que les Interstate modernes ont progressivement contournées.

Pour une première grande traversée américaine, difficile de trouver plus symbolique.

L’Ouest américain : probablement le meilleur choix pour une première fois

Si l’objectif est avant tout d’en prendre plein les yeux, mon choix irait plutôt vers l’Ouest américain.

Californie, Arizona, Utah et Nevada concentrent certains des paysages les plus spectaculaires du pays. Un itinéraire classique peut associer :

  • Los Angeles
  • Joshua Tree
  • Grand Canyon
  • Monument Valley
  • Bryce Canyon
  • Zion National Park ;
  • Las Vegas
  • Death Valley
  • Yosemite
  • San Francisco

Les distances sont importantes, mais c’est précisément ce qui rend la moto intéressante. On quitte le désert de Mojave pour les falaises de Yosemite, avant de retrouver les routes de Californie quelques jours plus tard.

West Euro Bikes propose d’ailleurs plusieurs variantes pour voyager aux États-Unis en moto, en formule accompagnée ou en liberté, notamment dans l’Ouest, sur la Route 66 ou dans le Sud du pays.

La Pacific Coast Highway

Pour ceux qui préfèrent les virages aux interminables lignes droites, la côte Pacifique mérite aussi le détour.

La California State Route 1, souvent associée à la Pacific Coast Highway, permet de longer une partie de la côte californienne entre plages, falaises et océan Pacifique.

Le secteur de Big Sur est particulièrement spectaculaire lorsque l’ensemble de l’itinéraire est ouvert. Avant de partir, il faut impérativement vérifier l’état de la route : glissements de terrain et intempéries peuvent régulièrement entraîner la fermeture de certaines portions.

La Route du Blues : pour une autre Amérique

Les États-Unis à moto ne se limitent pas aux déserts de l’Ouest. Un itinéraire autour du Mississippi permet de découvrir une Amérique totalement différente : La Nouvelle-Orléans, Natchez, Memphis, Nashville, Saint-Louis ou Chicago.

La Highway 61, surnommée Blues Highway, est un très beau fil conducteur pour découvrir les racines du blues, du jazz, du rock’n’roll et de la country. West Euro Bikes propose par exemple un circuit de 16 jours consacré à cette Route du Blues.

Les Rocheuses, Yellowstone et le Colorado

Pour les motards qui préfèrent la montagne, le Nord-Ouest et les Rocheuses offrent encore une autre expérience.

Yellowstone, Grand Teton, Colorado, Wyoming et Montana permettent d’alterner cols, grandes vallées et routes panoramiques. La meilleure période est cependant plus courte que dans le Sud : certains cols peuvent rester enneigés tardivement ou connaître des conditions hivernales assez tôt dans l’année.

Quelle est la meilleure période pour partir ?

Il n’existe pas une seule bonne saison pour l’ensemble des États-Unis. Le pays est immense.

Pour l’Ouest américain, mai-juin et septembre-octobre offrent généralement un bon compromis. L’été peut devenir particulièrement éprouvant dans les secteurs désertiques comme Death Valley, Las Vegas ou certaines régions de l’Arizona.

Pour les Rocheuses et Yellowstone, privilégiez plutôt juin à septembre.

Dans le Sud-Est et en Floride, l’hiver peut au contraire être très agréable à moto.

C’est aussi l’un des grands avantages des États-Unis : il est presque toujours possible de trouver une région intéressante à parcourir.

Les formalités pour voyager aux États-Unis en 2026

Pour un ressortissant français effectuant un séjour touristique de moins de 90 jours, il n’est généralement pas nécessaire de demander un visa. La France fait partie du Visa Waiver Program, le programme américain d’exemption de visa. Il faut en revanche disposer d’un passeport électronique ou biométrique valable pendant la durée du séjour et obtenir une autorisation ESTA avant le départ.

Un ESTA obligatoire pour un séjour touristique

La demande d’ESTA doit être effectuée sur le site officiel des autorités américaines. Les autorités recommandent de la déposer au moins 72 heures avant le départ, même s’il est évidemment plus prudent de s’en occuper dès que le voyage est confirmé.

En 2026, le tarif officiel de l’ESTA est de 40 dollars. Une autorisation est généralement valable pendant deux ans, sauf notamment si le passeport utilisé lors de la demande expire auparavant.

Attention cependant : bénéficier d’un ESTA ne garantit pas automatiquement l’entrée sur le territoire américain. La décision définitive appartient au service d’immigration au moment de l’arrivée.

Il existe aussi plusieurs situations qui rendent un voyageur inéligible au programme d’exemption de visa. C’est notamment le cas, sauf exceptions particulières, des personnes s’étant rendues à Cuba depuis le 12 janvier 2021. Une demande de visa peut alors être nécessaire.

Avant toute réservation importante, mieux vaut donc vérifier sa situation personnelle sur les sites officiels américains et sur France Diplomatie.

Quel permis faut-il pour conduire une moto aux États-Unis ?

La réglementation routière américaine dépend en partie des États. Il n’existe donc pas une règle totalement uniforme valable de la Californie à la Floride.

Pour louer une moto, il faut évidemment posséder un permis français autorisant la conduite de la catégorie de moto concernée.

Concernant le permis de conduire international, les autorités américaines précisent que son obligation varie selon les États. Certains peuvent accepter le permis national étranger, tandis que d’autres ou certains loueurs peuvent demander un permis international en complément. Il est donc recommandé de vérifier les règles des États traversés ainsi que les conditions du loueur avant le départ.

En France, le permis international peut désormais être demandé en ligne. En 2026, la démarche coûte 7,25 €.

Autre point à vérifier : les conditions d’âge et d’ancienneté du permis imposées par l’entreprise de location. Elles peuvent différer selon le modèle choisi et le loueur.

Quelques règles de conduite à connaître

La conduite américaine ne présente pas de difficulté particulière, mais certaines habitudes diffèrent de la France.

Aux carrefours équipés de quatre panneaux STOP, la priorité revient généralement au véhicule arrivé le premier. Sur les voies rapides, les automobilistes peuvent également dépasser par la droite comme par la gauche. France Diplomatie recommande par ailleurs une grande vigilance sur les limitations de vitesse, qui font l’objet de contrôles réguliers.

Les limitations, règles concernant le port du casque, circulation entre les files et taux d’alcool autorisé peuvent varier selon les États. Il faut donc se renseigner avant de traverser plusieurs territoires.

À moto, une règle personnelle me paraît également essentielle : ne jamais sous-estimer les distances américaines. Un trajet de 450 kilomètres peut sembler raisonnable sur Google Maps, mais avec les arrêts photo, les visites, la chaleur et les pauses carburant, la journée devient vite longue.

Mieux vaut parfois faire 250 kilomètres et profiter du Grand Canyon au coucher du soleil que parcourir 600 kilomètres uniquement pour respecter un planning.

Ne partez pas sans une bonne assurance voyage

Les soins médicaux aux États-Unis sont extrêmement coûteux et il n’existe pas de convention permettant une prise en charge comparable à celle dont bénéficie un voyageur français en Europe.

France Diplomatie recommande donc explicitement une assurance couvrant les frais médicaux, l’hospitalisation et le rapatriement sanitaire.

Pour un voyage à moto, vérifiez également les exclusions liées aux deux-roues, la cylindrée maximale éventuellement autorisée et la couverture en cas d’accident.

Le voyage moto américain reste une expérience à part

La Route 66 a beau être centenaire en 2026, le road trip américain n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction.

Ce que l’on retient finalement n’est pas uniquement Monument Valley, le Grand Canyon ou le panneau de Santa Monica. Ce sont aussi ces moments entre deux étapes : une station-service au milieu de nulle part, une discussion avec un motard américain sur le parking d’un diner, une route parfaitement vide au lever du soleil ou l’arrivée dans une petite ville après plusieurs heures à traverser le désert.

Les États-Unis se découvrent très bien en voiture. Mais à moto, le voyage prend une autre dimension. On ne regarde plus seulement le paysage : on roule littéralement dedans.



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